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On prête à Saigō Takamori*, héro de l'ère Meiji, la parole suivante, «  ne laisse à tes descendants aucune terre prolifique » et je ne pourrai pas être plus d'accord. Personne ne peut acquérir un vrai sens de l'humanité sans quelques problèmes dans sa vie. C'est seulement en affrontant les difficultés et les épreuves qu'on acquière une affection profonde pour le monde. Même dans le règne végétal, il est bien connu que les plantes cultivées sous serre sont très fragiles lorsqu'on les transplante à l'extérieur, alors que les fleurs qui poussent à l'état sauvage supportent vaillamment même les vents les plus forts et la pluie.

Pendant des centaines de milliers d'années, toutes les formes de vie ont subi les cycles de la naissance, de la reproduction et de la mort, et tous leurs descendants ont connu le même destin. Dans le Bouddhisme, ce cycle de naissance et de mort s'appelle samsâra, ou rinne en japonais. Nous n'avons que cette courte vie, peut-être cent ans au mieux, pour vivre dans cet immense univers et cette vie sera terminée en un éclair.

Maintenant, supposons que j'allume une allumette. Cette allumette finira pas se consumer et la flamme mourra entre cinq et quinze secondes, mais le fait même que le feu ait brûlé ne peut être effacé de ce monde. Les objets, les puissances et les bonnes actions ne sont pas limités par le temps ou l'espace, même s'ils semblent avoir disparu, ce n'est pas le cas, ils passent simplement entre conscience et inconscience, conformément à la loi de la cause et de l'effet.
Ce passage du livre bouddhiste Mujō dōzen no Michi, souligne le fait que les répercussions de nos actions ne disparaissent pas rapidement après que celles-ci sont achevées, mais ont des effets à long terme.

L'histoire n'est rien d'autre que l'accrétion permanente des traces laissées par les actions humaines, et enregistrées sur une longue période.


Pour revenir au sujet de la durée de vie, un ancien poème exprime magnifiquement la brièveté de l'existence :

Comme est émouvante la vie humaine
Comme la rosée sur une belle de jour.
La belle de jour ne fleurit qu'avec le matin et ne pourra que se faner avec le soir. Mais combien plus courtes sont nos propres vies, à l'image de la rose sur les fleurs à l'aube, qui bientôt disparaîtra sous les rayons du soleil levant ?
Dans le nombre de jours qui nous est alloué nous devons chérir chaque moment qui passe, donner un sens à chacune des journées que nous vivons, et chercher à vivre pleinement afin de ne laisser ni moment perdu ni regret lorsque notre fin est proche. »

Textes et Photos (Katori Shinto Ryu - Bourgogne) - avec l'autorisation de Otake Shihan